Pollution numérique : comprendre et réduire son impact
À l’heure où le streaming, les services de cloud et l’IA générative sont en plein essor, le sujet de la pollution numérique est plus important que jamais. Émissions de gaz à effet de serre, déchets électroniques, épuisement des ressources : l’empreinte environnementale du secteur informatique est majeure. Découvrez quelles sont les principales sources de pollution numérique, mais aussi comment évaluer et réduire cet impact, au niveau individuel comme à l’échelle d’une entreprise.
1. Qu’est-ce que la pollution numérique ?
La pollution numérique renvoie principalement à l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre causées par les appareils, infrastructures et usages du secteur digital. En 2022, le numérique en France représentait 4,4 % de l’empreinte carbone nationale, d’après l’étude 2025 de l’ADEME-Arcep. Cela représente 29,5 MtCO2eq, soit un peu moins que les émissions totales associées aux poids lourds. Mais les gaz à effet de serre sont loin d’être le seul type de pollution du secteur numérique.
On peut évidemment citer la production de déchets lorsque les équipements, trop peu recyclés, arrivent en fin de vie. Une partie des appareils électroniques finit ainsi en décharge, parfois à ciel ouvert, dans des sites d’enfouissement, ou est incinérée avec les déchets ménagers. La pollution numérique recouvre également le rejet de substances toxiques (métaux lourds, produits chimiques) dans l’environnement. Ces émissions ont notamment lieu lors de l’extraction des minéraux nécessaires à la fabrication des équipements numériques. Les substances rejetées impactent les écosystèmes terrestres et marins, mais aussi la santé des travailleurs et des populations locales.
Au-delà de la pollution au sens strict, le secteur numérique est responsable de nombreux autres impacts environnementaux. L’étude ADEME-Arcep se base sur une partie des indicateurs de la méthode ACV pour évaluer son empreinte globale. On y lit notamment que le secteur numérique est à l’origine d’un épuisement des ressources non négligeable. Cela concerne en premier lieu les métaux et les minerais (or, argent, cuivre, terres rares…). De grandes quantités d’eau sont également utilisées lors de la fabrication des produits et pour refroidir les data centers.
11 % de la consommation électrique française provient des services numériques. Cela représente 51,5 TWh sur le territoire, voire 65 TWh, si l’on compte la consommation en électricité des data centers situés à l’étranger.
2. Quelles sont les principales sources de pollution du numérique ?
L’étude 2025 ADEME-Arcep sur l’année 2022 divise l’industrie du numérique en 3 catégories d’équipements :
- Les terminaux (produits finaux) ;
- Les data centers ;
- Les réseaux.
Cet état des lieux nous permet ainsi de déterminer les principales sources de pollution du secteur, notamment en termes d’empreinte carbone. Il est important de rappeler que les jeux de données utilisés commencent à être datés. Depuis 2022, les usages et la puissance des équipements numériques ont augmenté, et le recours à l’IA générative s’est largement démocratisé.
Des faiblesses méthodologiques et des éléments manquants dans le périmètre de l’étude sont aussi à prendre en compte. Malgré ces limites, les données de ce rapport constituent aujourd’hui la meilleure ressource pour analyser les principales sources de pollution du secteur numérique. Voici ce qu’il faut retenir sur l’empreinte carbone et l’impact environnemental des terminaux, des data centers et des réseaux.
2.1 La pollution numérique liée aux terminaux (produits finaux)
La catégorie des terminaux numériques comprend tous les produits à destination des utilisateurs finaux. On y trouve donc tous les équipements électroniques destinés aux consommateurs et aux entreprises. Et les téléviseurs, ordinateurs, smartphones et autres objets connectés sont la première source de pollution de l’industrie numérique. Les terminaux représentaient 49,5 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur, en 2022.
D’après ImpactCO2, un ordinateur fixe d’entreprise (sans l’écran) conservé 6 ans a une empreinte carbone moyenne de 259 kgCO2eq pour l’ensemble de son cycle de vie. Cela correspond à environ 59 trajets allers-retours entre Paris et Marseille en TGV. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’impact de l’utilisation des produits numériques est très faible, comparé à celui de leur fabrication. Pour reprendre l’exemple de l’ordinateur professionnel, son usage et sa fin de vie représentent seulement 21 % de son empreinte carbone.
La fabrication de l’appareil est donc responsable de 79 % de ses émissions de gaz à effet de serre totales. Au-delà de l’empreinte carbone, les équipements électroniques constituent aussi la catégorie numérique la plus impactante sur les autres indicateurs environnementaux de la méthode ACV. La consommation et l’épuisement des ressources minérales lors de la fabrication des terminaux sont particulièrement importants.
2.2 La pollution numérique liée aux data centers
Les data centers constituent la deuxième catégorie de l’étude ADEME-Arcep avec le plus grand impact carbone. En 2022, ils représentaient 46,7 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur numérique en France, soit presque autant que les terminaux. L’empreinte carbone des centres de données comprend l’ensemble des équipements liés à l’hébergement et au traitement de la data (serveurs, disques durs, etc.). Concrètement, cela signifie que ces émissions de gaz à effet de serre découlent directement de la mise à disposition de services numériques.
L’hébergement des contenus de streaming, des sites web, des bases de données ou encore des outils de cloud a ainsi un fort impact carbone. Et les données de 2022 sont loin de refléter l’utilisation massive actuelle de l’IA générative. L’empreinte carbone du cycle de vie des data centers est donc certainement supérieure à ces estimations. En plus des émissions de gaz à effet de serre rejetées dans l’atmosphère, certains centres de données ont une consommation importante de ressources en eau.
En effet, l’eau – en majorité l’eau potable – peut être utilisée dans certaines techniques de refroidissement. D’après l’enquête 2026 « Pour un numérique soutenable » de l’Arcep, 575 000 m3 d’eau ont été prélevés par les centres de données interrogés en 2024. Il est important de noter que certaines méthodes de refroidissement avec une consommation d’eau élevée peuvent permettre de réaliser des économies d’énergie. Différents enjeux de durabilité se confrontent ainsi parfois, ce qui nécessite une analyse poussée pour déterminer les pratiques les plus écoresponsables.
2.3 La pollution numérique liée aux réseaux
Les réseaux sont de loin la catégorie qui participe le moins au bilan de la pollution numérique. Ils représentaient seulement 3,8 % de l’empreinte carbone du secteur en France en 2022. Lorsque l’on parle de réseaux, on se réfère aux différentes infrastructures de télécommunication permettant d’échanger des données entre les appareils des utilisateurs finaux et les data centers. Cela comprend un réseau fixe (qui inclut les box), un réseau mobile et un réseau dit « dorsal ».
La fabrication et la consommation des infrastructures de réseaux participent à l’empreinte des services numériques. Mais la majeure partie de cet impact est directement liée à l’hébergement des données dans les data centers. Notons cependant que l’étude 2025 ADEME-Arcep manque de certaines données importantes. On peut citer la partie importée des réseaux, certains types de réseaux en France ou encore l’impact des câbles sous-marins. Les réseaux ont également l’impact environnemental le plus faible du secteur numérique sur l’ensemble des autres indices de l’ACV, selon l’étude.
3. La fabrication : une étape particulièrement polluante pour le numérique
La pollution numérique a lieu à chaque étape du cycle de vie des équipements et des infrastructures. Mais la phase de fabrication est clairement celle qui a le plus d’impact sur l’environnement. En 2022, elle représentait une empreinte carbone de 17,8 MtCO2eq. De plus, l’étude 2025 ADEME-Arcep estime que la fabrication et l’utilisation des équipements numériques nécessitent 117 millions de tonnes de ressources par an. Si ce chiffre agrège la phase d’utilisation des appareils, le rapport indique que l’étape de fabrication représente la principale source de consommation de ces ressources.
L’impact environnemental de la fabrication dépasse ainsi largement la question de l’empreinte carbone. La pollution générée par l’extraction et le raffinage des métaux est particulièrement importante. De plus, la fabrication des équipements numériques nécessite des volumes d’eau conséquents, même s’il est difficile d’obtenir des chiffres fiables. Au-delà de la pollution numérique, les besoins en minerais du secteur numérique soulèvent des questions cruciales de souveraineté, dans un contexte international marqué par de nombreuses tensions.
4. Les déchets numériques : un enjeu majeur pour l’environnement
À une époque où la consommation de produits numériques atteint un rythme sans précédent, la gestion de leur fin de vie représente un enjeu majeur. D’après le Rapport mondial sur les déchets d’équipements électriques et électroniques de 2024, 62 millions de tonnes de déchets numériques ont été produites en 2022. À la même période, seulement 22,3 % de la masse des déchets du secteur auraient été correctement collectés et recyclés. L’Europe, qui produit le plus haut taux de déchets numériques (17,6 kg par personne et par an), est le « meilleur élève » de ce point de vue.
Pourtant, les Européens collectent correctement seulement 42,8 % de leurs équipements électriques et électroniques en fin de vie. Une partie de ces smartphones, téléviseurs et autres appareils prennent sans doute la poussière dans les logements et les locaux d’entreprises. Mais certains équipements numériques sont aussi mal triés, incinérés ou encore exportés illégalement à l’étranger, où ils peuvent finir dans des décharges à ciel ouvert. Afin de répondre à l’enjeu climatique et à la finitude des ressources, il est donc crucial d’améliorer la durabilité des produits et de développer la filière du recyclage.
5. Comment évaluer son impact numérique ?
Alors que la pollution numérique sous toutes ses formes augmente chaque année, il est important pour chacun de questionner ses usages et ses modes de consommation. Si prendre certaines bonnes habitudes peut paraître évident, l’impact réel des appareils et services numériques est souvent insoupçonné par leurs utilisateurs. Heureusement, il existe des outils pour calculer son empreinte environnementale numérique, que ce soit au niveau d’une entreprise ou au niveau individuel.
5.1 Calculer l’impact environnemental numérique de son entreprise
Toute entreprise qui souhaite s’investir dans la transition environnementale doit avant tout réaliser un bilan de gaz à effet de serre complet (scopes 1, 2 et 3). Pour connaître l’empreinte carbone globale de ses services et usages numériques, il peut cependant être nécessaire d’agréger plusieurs sous-postes d’émissions. Dans le cadre de la méthode Bilan Carbone®, à titre d’exemple, on peut trouver des données numériques dans les catégories :
- Intrants biens et matières et Immobilisations, pour les équipements numériques (consommables et biens immobilisés) ;
- Intrants services et Énergie, pour les usages numériques de l’entreprise ;
- Utilisation, pour les usages numériques externes à l’entreprise induits par ses activités.
Pour connaître l’impact environnemental global de ses services et produits numériques commercialisés, un autre outil est incontournable. Il s’agit de la méthode d’Analyse de cycle de vie. Cette approche multi-critères s’appuie sur 16 indicateurs et offre une vision holistique de l’empreinte des articles étudiés. Réaliser une ACV complète de ses produits et services est une étape indispensable à toute démarche d’écoconception.
5.2 Estimer son empreinte numérique personnelle
Les calculateurs d’empreinte personnelle (empreinte carbone, empreinte eau) les plus connus sont généralistes. Ainsi, Nos Gestes Climat ou encore MyCO2 ne se limitent pas au numérique. Ils prennent en compte toutes les catégories de consommation et d’usages de la vie quotidienne. Ces outils sont très utiles pour connaître son empreinte environnementale globale et dégager des grands axes de réduction. Ils semblent cependant moins appropriés pour analyser finement sa pollution numérique.
À l’heure actuelle, le site web ImpactCO2 constitue l’une des meilleures ressources pour estimer son empreinte carbone numérique. La plateforme dispose d’un calculateur de l’impact de ses usages numériques. Cet outil donne des premières estimations de son impact personnel, mais reste assez limité. En revanche, ImpactCO2 dispose d’une large base de données et d’un comparateur très utile pour mieux comprendre l’empreinte numérique de chaque produit ou usage.
6. Comment lutter contre la pollution numérique ?
Que ce soit au niveau individuel ou à l’échelle d’une entreprise ou de toute autre organisation, de nombreuses actions permettent de lutter contre la pollution numérique. Voici quelques mesures à mettre en place pour s’engager dans une démarche de GreenIT.
6.1 Réduire la pollution numérique générée par son entreprise
Il existe de nombreux leviers pour réduire drastiquement l’empreinte numérique de son entreprise, quel que soit son niveau de maturité sur cet enjeu. Actions de sensibilisation, gestes écoresponsables ou changements structurels : voici 6 actions à mettre en place pour réduire la pollution numérique de son organisation.
6.1.1 Sensibiliser et former ses collaborateurs aux enjeux de durabilité du numérique
La première étape pour réduire sa pollution numérique est d’acculturer l’ensemble de ses collaborateurs aux enjeux de durabilité du digital et à l'importance des bonnes pratiques. Cela peut passer par l’organisation d’ateliers de sensibilisation, comme une Fresque du Climat. Pour les entreprises plus matures, il est très bénéfique de former ses différentes équipes aux enjeux numériques associés à leur poste. Il peut s’agir de sensibiliser le service Achats aux pratiques d’achat durable ou encore d’introduire l’équipe Conception aux méthodes d’écoconception.
6.1.2 Encourager la sobriété numérique au sein de l’entreprise
De nombreux gestes de sobriété numérique permettent de diminuer l’empreinte environnementale de son entreprise, sans opérer de changements majeurs. Il peut s’agir de limiter les calls vidéo en privilégiant les appels audio, lorsque cela est possible, ou encore de débrancher les appareils inutilisés. Adopter des bonnes pratiques pour allonger la durée de vie des équipements permet également de limiter la surconsommation de produits électroniques.
La sobriété numérique s’opère aussi à l’échelle de l’organisation. Il est indispensable pour toute entreprise de questionner ses besoins réels et de prendre en compte les impacts des technologies et des usages, avant de les adopter. À titre d’exemple, l’impact carbone de l’IA est souvent sous-estimé et le recours aux LLMs banalisé, même lorsqu’ils apportent peu de valeur ajoutée sur les tâches effectuées. Les data centers nécessaires pour héberger les solutions d’IA et leurs données d’entraînement consomment pourtant énormément d’énergie.
6.1.3 Améliorer la gestion de la fin de vie des appareils numériques
La gestion de la fin de vie des appareils électroniques est souvent mal maîtrisée. Tout d’abord, les produits anciens qui restent fonctionnels peuvent être vendus ou donnés à des associations. Lorsqu’un équipement numérique tombe en panne, le premier réflexe doit être de tenter une réparation en interne ou en faisant appel à un professionnel. Il est également possible de contractualiser avec une entreprise de collecte et de reconditionnement, afin d’offrir une seconde vie à ses appareils.
Une autre possibilité pour trier ses déchets électriques et électroniques au niveau de son entreprise est de faire appel à un éco-organisme spécialisé. Cette option a l’avantage d’être gratuite, et garantit la réutilisation ou le recyclage des équipements numériques, lorsque cela est possible. Pour faciliter la gestion de la fin de vie de ces produits, une bonne pratique consiste à tenir à jour un registre des déchets.
6.1.4 Mener une politique d’achats durables au sein de son organisation
Les achats numériques d’une organisation ont un impact majeur sur son empreinte carbone et environnementale. Une entreprise qui souhaite réduire cette empreinte doit évidemment définir une politique d’achats responsable. Cela passe par la limitation des achats non prioritaires, mais aussi par la priorisation des produits numériques écoconçus, reconditionnés ou encore disposant d’un fort indice de réparabilité.
Pour faciliter sa démarche d’achats durables, l’entreprise peut choisir de privilégier des produits labellisés. L’Ecolabel européen, reconnu par tous les pays de l’UE, dispose par exemple d’une catégorie pour les produits électroniques. En mettant en place ces pratiques écoresponsables, le service Achats a le pouvoir de réduire drastiquement l’empreinte carbone collaborateur sur les équipements numériques, en amont de leur utilisation.
6.1.5 Trier ses emails et limiter le stockage excessif de données
On entend souvent que trier ses emails constitue une priorité pour lutter contre la pollution numérique. Et, en effet, les boîtes de messagerie sont souvent remplies à ras bord de sollicitations commerciales et de spams jamais ouverts. Mais cette affirmation, largement exagérée, provient en réalité des premières estimations de l’empreinte carbone d’un email, qu’on évaluait initialement à 4 kgCO2eq, voire 35 kgCO2eq avec une pièce jointe ! Mais des données plus récentes indiquent un impact beaucoup plus modeste.
Un mail court sans pièce jointe émettrait autour de 0,4 kgCO2eq, soit 10 fois moins que l’estimation précédente. Trier ses mails manuellement n’est donc pas une pratique prioritaire, sauf pour supprimer les mails les plus lourds. En revanche, des gestes simples restent utiles pour limiter l’empreinte carbone de ses mails :
- créer des listes d’exclusion, en supprimant automatiquement les mails avec certains mots-clés, comme « se désabonner » ;
- se désabonner, justement, des newsletters non lues et autres listes de diffusion ;
- nettoyer ses propres listes de diffusion, en supprimant les contacts qui ne sont plus pertinents ;
- préférer les liens de téléchargement aux pièces jointes et éviter les images dans les signatures ;
- limiter le nombre d'envois et de destinataires de ses mails, lorsque cela est possible.
Au-delà des messageries dématérialisées, le stockage excessif de données au sein des services de cloud est particulièrement gourmand en énergie. Pour réduire son empreinte environnementale, il est donc très utile de trier régulièrement ses espaces de stockage en ligne.
6.1.6 Mettre en place des pratiques d’écoconception pour ses produits et services
Les entreprises qui conçoivent des services ou des produits numériques ont un rôle majeur à jouer dans la lutte contre la pollution de ce secteur. Les démarches d’écoconception permettent de limiter l’ensemble des impacts environnementaux de leurs articles. La première étape pour créer des biens ou des solutions durables est de questionner leur utilité et leur pertinence. Il est également crucial de prendre en compte les éventuels effets induits, effets de rebond ou encore d’accélération que peuvent provoquer les produits.
Lorsqu’un projet est jugé opportun, il est ensuite recommandé de suivre la méthode ACV pour analyser les opportunités de réduction des impacts du futur article. Il s’agit actuellement du meilleur outil disponible pour entamer une démarche d’écoconception sérieuse. La collecte des données nécessaires, la mesure des impacts et la création d’une feuille de route quantifiée sont cependant des étapes techniques et chronophages. C’est pourquoi il peut être utile de se faire accompagner par une entreprise experte de l’écoconception, comme Sami.
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6.2 Réduire la pollution numérique à la maison
Réduire la pollution numérique au quotidien passe par des gestes simples, notamment de sobriété énergétique et de consommation. Garder son smartphone, son ordinateur et ses autres appareils le plus longtemps possible et éviter la surconsommation, c’est déjà faire une différence. Pour les vieux équipements numériques inutilisés, il est important de se renseigner sur les points de collecte disponibles.
Les appareils qui fonctionnent toujours peuvent aussi être donnés à des associations ou vendus à des reconditionneurs. Réduire la pollution numérique, c’est également maîtriser son visionnage de vidéos et de contenu de streaming. En 2022, la consommation de contenus audiovisuels en France émettait autant que 4 041 073 véhicules par an. Baisser la qualité de l’image, lorsqu’un visionnage en 4K n’est pas indispensable, est également une bonne habitude à prendre.
Les services de cloud et la qualité des caméras des smartphones encouragent le stockage massif de photos et de vidéos, souvent peu consultées. Faire le tri régulièrement et supprimer des fichiers volumineux de ses espaces de stockage en ligne a ainsi un impact très important.
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