Meven Pageot, Responsable Développement Produit et RSE de MoEa, revient sur les bénéfices de l'accompagnement de Sami : des nouveaux services lancés après le bilan carbone, la construction d'un outil d'écoconception pour prendre en compte l'impact carbone dès la création de leurs nouveaux modèles et la baisse de 10% des émissions de CO2 sur certains modèles de sneakers.
MoEa a fait appel à Sami dès 2021 pour travailler sur des ACV, expliquez-nous pourquoi.
Les matières sont vraiment au cœur de notre métier, évidemment, et donc au cœur de notre stratégie. Ce sont les matières qui représentent la majeure partie de nos émissions, de nos impacts. Donc pour nous, il était primordial de travailler dessus dès le lancement de la marque. C’est ce que nous avons fait avec des ACV afin notamment de confirmer les choix matières que nous faisions, d’un point de vue environnemental.
Sami a également réalisé le bilan carbone de MoEa.
Les ACV étaient très intéressantes mais il nous manquait la vision globale sur les émissions de l'entreprise. Et le bilan carbone a été extrêmement intéressant pour nous. Il a permis de confirmer certaines choses comme l’importance des intrants dans nos émissions mais également de nous ouvrir les yeux sur des sources d'émission auxquelles nous n’avions pas forcément pensé.
Par exemple, la seconde source d'émissions chez MoEa, et nous ne pensions pas qu'elle était aussi importante, c’est la fin de vie de nos produits. C’est pourquoi nous avons lancé, en 2024 et 2025, deux nouveaux services : un service de réparation, Re[MoEa], et un service de recyclage développé avec un partenaire au Portugal qui s’appelle Second Life.
Que retenez-vous de l’accompagnement de Sami ?
Ce que nous avons beaucoup apprécié avec l’équipe Sami, c’est la compréhension de nos différents enjeux et de nos besoins. Et c’est justement grâce à cette expertise et à nos différents échanges que nous avons abouti en 2024 au développement d’un outil d’écoconception.
Que vous permet cet outil d’écoconception ?
Cet outil nous permet, dès la phase de design et de création d’un modèle, d’entrer les différentes matières que nous pensons utiliser, les dimensions, le poids, les empiècements, etc… Et l’outil calcule l’impact carbone du modèle. Donc ce qui est vraiment très intéressant avec cet outil, c’est qu’il nous permet de faire les bons choix avant même de lancer la production, de ne pas partir à l’aveugle sur une nouvelle collection.
Et a posteriori, nous nous rendons compte également que cet outil fait travailler de manière beaucoup plus soudée les équipes Produits, Sourcing et RSE.
Avez-vous pu calculer ou estimer l’impact des différentes actions que vous mettez en place depuis plusieurs années désormais ?
Aujourd’hui, sur certains modèles, nous avons calculé une baisse d’environ 10% des émissions de CO2, notamment en ayant travaillé sur la tige mais également au niveau de la semelle.
Et nous sommes en train d’étudier et de tester d’autres actions, notamment sur la partie logistique, pour réduire continuellement nos impacts.

