L’initiative Science-Based Targets (SBTi) a été créée en 2015 via un partenariat entre le CDP, le Pacte mondial des Nations Unies, le World Resources Institute (WRI) et le Fonds mondial pour la nature (WWF), et de manière concomitante à la signature des Accords de Paris. Elle encourage les entreprises à fixer des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre basés sur des données scientifiques, afin de lutter contre le changement climatique de manière efficace.
La philosophie sous-jacente à SBTi est proche de celle des Accords de Paris sur le climat : de même que les Etats se sont engagés de manière volontaire et différenciée à réduire leurs émissions et s’orienter vers la neutralité carbone, les entreprises peuvent au travers de l'initiative SBT s’engager de manière volontaire à réduire leurs émissions à un rythme censé être compatible avec les Accords de Paris.
Son ambition est de permettre aux entreprises de se fixer des objectifs de décarbonation dits “alignés avec la science” et compatibles avec une limitation du réchauffement climatique, idéalement à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle : ces objectifs doivent être en ligne avec ce que la science estime nécessaire pour limiter l'augmentation de la température mondiale à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels.
Autrement dit, une fois qu’une entreprise a mesuré son bilan carbone, elle peut trouver dans la boîte à outils de la SBTi les niveaux de réduction d’émissions à atteindre pour être en phase avec les objectifs globaux de décarbonation.
La SBTi est progressivement devenue une référence à la fois au niveau français et international comme outil d’aide à la fixation d’objectifs de décarbonation des entreprises, de toute taille et de tout secteur.
Ainsi, le nombre d’entreprises engagées croît à grande vitesse : on dénombre plus de 4600 entreprises engagées, dont plus de 2300 avec des objectifs déjà validés !
Le 11 juin 2026, la SBTi a publié la Version 2.0 de son Corporate Net-Zero Standard, la révision la plus importante du référentiel depuis son lancement.
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1. La V2.0 du Corporate Net-Zero Standard : ce qui change à partir de 2027
La V2.0 entrera en vigueur le 31 janvier 2027. Une période de transition s'ouvre alors : les validations d'objectifs sous la V2.0 seront disponibles dès le premier trimestre 2027, mais les entreprises pourront continuer à soumettre leurs objectifs sous la version actuelle jusqu'au 31 janvier 2028, date à partir de laquelle la V2.0 devient obligatoire pour toute nouvelle soumission.
Les entreprises qui prévoient de fixer ou renouveler leurs objectifs en 2026 ou début 2027 peuvent donc le faire sous la V1.3.1 (la version actuelle), tout en se préparant aux évolutions de la V2.0.
1.1 Une catégorisation formelle des entreprises
La V2.0 remplace l'ancienne voie simplifiée réservée aux PME par une catégorisation formelle en deux niveaux : Catégorie A et Catégorie B, avec des obligations différenciées selon le chiffre d'affaires, la géographie, le niveau d'émissions et le nombre de salariés de l'entreprise.
Les entreprises de catégorie A, qui regroupent les grandes entreprises, portent l'essentiel des nouvelles exigences : assurance obligatoire, gouvernance climat, plan de transition et exigences renforcées sur le scope 3. Les entreprises de catégorie B continuent de fixer des objectifs alignés sur la science, mais avec des obligations proportionnées à leur taille.
1.2 Des objectifs scope 1 et scope 2 désormais séparés
Jusqu'ici, les entreprises pouvaient fixer un objectif combiné sur les scopes 1 et 2. Ce n'est plus le cas avec la V2.0, qui introduit des objectifs distincts pour chacun des deux scopes :
- Sur le scope 1, les entreprises conservent les options de réduction en valeur absolue ou en intensité, et peuvent désormais également choisir une option de "transition d'actifs", pensée pour les secteurs disposant d'un capital de longue durée de vie (industrie lourde, énergie).
- Sur le scope 2, La V2.0 offre deux types d'objectifs scope 2 : un objectif de réduction d'émissions, ou un objectif d'alignement sur l'électricité bas-carbone (part d'électricité bas-carbone utilisée, contractée ou appariée). Les entreprises dont la demande électrique croît rapidement doivent obligatoirement choisir le premier type. Changement clé : quel que soit l'objectif choisi, la trajectoire d'ambition est désormais calculée uniquement sur l'inventaire physique, location-based (fini le calcul market-based). Les instruments de marché (PPA, certificats) restent utilisables, mais uniquement au stade de la mise en œuvre des actions, séparément de la définition de l'objectif.
1.3 Scope 3 : un changement de méthode significatif
L'objectif reste d'amener les entreprises vers le zéro émission nette d'ici 2050 au plus tard sur leur scope 3. Des exclusions limitées et justifiées restent possibles pour se concentrer sur les postes d'émissions les plus significatifs : les catégories représentant individuellement moins de 5 % du scope 3 ou encore les activités sur lesquelles l'entreprise n'a pas de réelle influence (actifs loués, transformation de produits vendus, par exemple).
Pour construire leurs objectifs, les entreprises choisissent parmi trois approches :
- Objectif global de réduction des émissions : une trajectoire de contraction linéaire depuis l'année de référence jusqu'à des émissions résiduelles d'environ 10 % maximum à l'horizon net zéro (2050 au plus tard).
- Objectif global d'alignement fournisseurs/clients : atteindre une part croissante de fournisseurs et clients de rang 1 ayant eux-mêmes fixé et progressé vers des objectifs alignés sur la science.
- Objectifs ciblés par catégorie ou activité : pour les entreprises dont les émissions sont concentrées sur certains postes, avec une distinction entre émissions amont couvertes par des trajectoires sectorielles existantes (acier, ciment, transport…), autres émissions amont, et émissions aval — chacune avec sa propre approche de fixation d'objectifs.
Les objectifs long-terme restent, comme pour les autres scopes, optionnels mais les entreprises peuvent choisir d'en fixer un sur le scope 3 si elles le souhaitent.
1.4 Plan de transition et hiérarchie de mise en œuvre
La V2.0 introduit l'obligation de développer un plan de transition documentant la trajectoire de décarbonation de l'entreprise.
Le référentiel introduit également une hiérarchie de mise en œuvre, qui structure l'ordre de priorité des actions attendues des entreprises pour atteindre leurs objectifs : en priorité, les réductions directes d'émissions au niveau des activités de l'entreprise et de sa chaîne de valeur ; ensuite, les actions mutualisées au sein de systèmes partagés ("activity pools") ; et en dernier recours seulement, les actions au niveau sectoriel, lorsque des contraintes structurelles le justifient.
1.5 Une assurance désormais obligatoire pour les grandes entreprises
La V2.0 formalise un modèle d'assurance : les entreprises de catégorie A sont désormais soumises à une obligation d'assurance limitée, portant sur leurs inventaires d'émissions et sur les indicateurs utilisés pour fixer leurs objectifs. Une évaluation de fin de cycle, réalisée tous les 5 ans par un organisme de validation reconnu, vient compléter ce dispositif.
1.6 Une responsabilité renforcée sur les émissions résiduelles
Le cadre jusqu'ici connu sous le nom de "Beyond Value Chain Mitigation" est intégré dans un programme plus large de responsabilité continue des émissions (Ongoing Emissions Responsibility). Ce cadre reste largement volontaire, avec une reconnaissance pour les entreprises qui financent des actions climatiques au-delà de leur chaîne de valeur.
Il comporte cependant une exigence obligatoire à partir de 2035 pour les entreprises de catégorie A : celles-ci devront alors recourir à des removals (capture et stockage de carbone) pour prendre en charge une partie de leurs émissions résiduelles.
2. Comment mettre en place des objectifs basés sur la science ?
Pour mettre en place des objectifs basés sur la science, les entreprises doivent suivre une série d'étapes.
Tout d'abord, elles doivent évaluer le bilan carbone de l’année qui servira de référence aux objectifs qu’elle va se fixer.
Ensuite, elles doivent définir des objectifs de réduction des émissions qui sont en ligne avec les meilleures pratiques scientifiques et qui contribuent à maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C.
C’est à ce niveau que l’initiative SBT se positionne, en fournissant un référentiel méthodologique de fixation d’objectifs aux entreprises.
La SBTi distingue des objectifs dits de court-terme (horizon 5 à 10 ans) des objectifs de long-terme (horizon 2050).

La nature des objectifs qu’une entreprise peut se fixer dépend des horizons de temps considérés. L’initiative SBT offre la possibilité aux entreprises de combiner différents types d’objectifs et niveaux d’ambitions, en fonction du scope d’émissions considéré.
Attention : ce qui suit décrit la méthodologie du Corporate Net-Zero Standard V1.3.1, toujours en vigueur et utilisable jusqu'au 31 janvier 2028. La version 2.0 du référentiel, publiée en juin 2026 et applicable à partir du 31 janvier 2027, fait évoluer plusieurs de ces règles.
La méthodologie actuelle (V1.3.1)
Ces possibilités méthodologiques sont synthétisées dans le schéma ci-dessous.

En termes de types d’objectifs, on peut donc distinguer :
- des objectifs de réduction en valeur absolu (tCO2eq) des émissions : la réduction linéaire annuelle doit être a minima de 4,2% pour un objectif 1.5°C ou de 2,5% pour un objectif well-below 2°C. Il s’agit d’objectifs de contraction en absolu, autrement dit les pourcentages de baisse sont identiques pour toutes les entreprises.
Sur les scopes 1 et 2, les objectifs doivent être alignés avec une trajectoire 1.5°C, ce qui se traduit par :
- Si l’année de référence (AR) est 2020 ou antérieure : une baisse d’au moins 4.2% par an
- Si l’AR est postérieure à 2020 : une baisse d’au moins 42% d’ici 2030 +/- 4.2%/an
Prenons quelques exemples :
- AR = 2020 et année cible (AC) 2025 : la baisse doit alors être de 4.2%/an soit 21% d’ici 2025
- AR = 2022 et AC = 2027 : la baisse doit alors être de 42+(2027-2030)*4.2 = 29.4 % d’ici 2027 soit 5.9%/an
- AR = 2022 et AC = 2032 : la baisse doit alors être de 42+(2032-2030)*4.2 = 50.4 % d’ici 2032 soit 5%/an
Sur le scope 3, les objectifs doivent être alignés a minima avec une trajectoire well-below 2°C, ce qui se traduit par :
- Si l’AR est 2020 ou antérieure : une baisse d’au moins 2.5% par an
- Si l’AR est postérieure à 2020 : une baisse d’au moins 25% d’ici 2030 +/- 2.5%/an
- des objectifs de réduction en intensité carbone (tCO2eq/unité) physique : il peut s’agir d’objectifs de contraction ou de convergence sectorielle de l’intensité carbone d’un produit (par exemple, l’intensité carbone d’une tonne d’acier, d’un kWh d’électricité, etc.).
- des objectifs de réduction en intensité carbone (tCO2eq/€ de valeur ajoutée) économique : il doit s'agir d’une réduction annuelle a minima de 7% par an. Il s’agit d’un objectif de contraction de l’intensité économique, autrement dit le pourcentage de baisse est identique pour toutes les entreprises.
- d’objectifs d’approvisionnement en énergie renouvelable (pour le scope 2), avec une cible d’a minima 80% à horizon 2025, et 100% à horizon 2030.
- et enfin, d’objectifs d’engagement fournisseur ou client : il s’agit ici de déterminer un pourcentage minimum de fournisseurs qui se seront eux-mêmes engagés SBT à un horizon de temps donné.
Une certaine flexibilité est ainsi accordée aux entreprises, en particulier en termes d’objectifs de décarbonation du scope 3 : la SBTi a en effet pris acte des difficultés de décarbonation de la chaîne de valeur des entreprises, et tolère donc qu’une partie des émissions (inférieure à un tiers du total du scope 3) ne soit pas soumise à des objectifs de réduction.
De même, les méthodologies dites d’engagement fournisseur ou de réduction en intensité physique ou économique visent à permettre aux entreprises de s’engager sans se contraindre à des réductions en valeur absolue, et à mobiliser l’ensemble des parties prenantes dans la réduction des émissions.
Ces différents types d’objectifs peuvent être combinés sur les catégories et postes d’émissions, tant que 95% des scopes 1 et 2 et plus de ⅔ des émissions du scope 3 sont couverts par des objectifs valides du point de vue SBT.
Avec la V2.0
Les changements majeurs ont été présentés dans la partie précédente.
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3. Quels sont les avantages et les risques de s’engager SBT?
Comment et pourquoi eXalt, cabinet français de 1500 consultants spécialisés dans la transformation digitale, est passé d'un bilan carbone réglementaire à une trajectoire SBTi avec Sami ? Découvrez le témoignage de son responsable RSE, Simon Barelle.
Les entreprises qui participent à l'initiative SBT bénéficient de plusieurs avantages.
Tout d'abord, elles peuvent améliorer leur réputation et leur image de marque en montrant leur engagement envers la durabilité environnementale : avoir des objectifs de réduction d’émissions validés par l’initiative SBT est une preuve très forte auprès de l’ensemble des parties prenantes du sérieux et de l’ambition de la stratégie bas-carbone d’une entreprise.
Les bénéfices financiers (directs et indirects) liés à la réduction des émissions sont nombreux : réduction des coûts opérationnels et liés à la consommation d’énergie, stimulation de l’innovation, meilleure résilience et maîtrise des risques liés au climat, et enfin opportunité de se différencier de la concurrence en démontrant un engagement en faveur de la durabilité.
Il convient de noter que l’initiative SBT porte uniquement sur la définition d’objectifs.
En particulier, il n’est pas attendu (du point de vue de la SBTi) que les entreprises se fixant des objectifs SBT publient un plan d’action ou une stratégie climat montrant de quelle manière elles comptent s’y prendre pour atteindre ces objectifs.
Néanmoins, il est fortement recommandé d’engager parallèlement à l’étape de fixation des objectifs une réflexion stratégique sur la faisabilité et les conditions d’atteinte des objectifs (actions de réduction nécessaires, évolutions du business model à mettre en œuvre, fournisseurs à engager, étapes d’écoconception des produits à réaliser, etc.).
Des ressources et des guides sont d’ailleurs fournis par l’initiative SBT pour aider les entreprises à s'engager dans le processus et à élaborer des plans d'action efficaces.
La seule obligation pour une entreprise (au-delà du respect des critères dans la définition des objectifs) est de publier annuellement ses émissions. Les entreprises doivent ainsi mettre en place des systèmes de suivi et de rapport pour mesurer leur progrès et s'assurer qu'elles sont sur la bonne voie pour atteindre leurs objectifs.
Comme l’initiative SBT est un cadre volontaire d’engagement des entreprises, il n’y a donc pas de sanction ou de risque financier direct en cas de non-atteinte des objectifs fixés de décarbonation.
Tout au plus les entreprises seront alors invitées en cas de dérive des émissions réelles (en comparaison avec les objectifs fixés) à mettre en place de nouveaux objectifs.
Il peut en revanche y avoir un risque de réputation en cas de non-respect des objectifs fixés, lié au fait de devoir assumer publiquement que les objectifs de décarbonation n’ont pas été atteints.
C’est pour cela que les réflexions stratégiques amont portant sur la définition d’un plan d’actions à la hauteur des objectifs fixés sont primordiales.
4. Comment ça fonctionne en pratique?
Les entreprises souhaitant se fixer des objectifs validés par la SBTi doivent suivre un parcours en quatre étapes :
- D’abord s’engager formellement via l’envoi d’une lettre d’intention à la SBTi
- Une fois son bilan carbone réalisé, choisir l’année de référence et développer des cibles et objectifs respectant les critères attendus par la SBTi
- Soumettre auprès de l’initiative SBT ses objectifs pour validation officielle
- Communiquer publiquement auprès des parties prenantes de l’entreprise l’engagement pris.
Il est important de noter que la SBTi ne s'adresse pas uniquement aux grandes entreprises.
Les petites et moyennes entreprises (entreprises de taille inférieure à 500 employés) peuvent également participer, via un processus largement simplifié : il suffit pour ces dernières de compléter un formulaire d’engagement.
Vous pourrez trouver toutes les informations pour vous fixer des objectifs validés par la SBTi et suivre les étapes une à une sur ce site de la SBTi.
Il est ainsi possible de suivre les entreprises engagées sur le site internet de SBTi, et de voir le type d’engagement de décarbonation, parmi l’éventail des objectifs de décarbonation possibles qui sont proposés.

Si l’entreprise souhaite communiquer publiquement sur le fait que les cibles ont été validées par la SBT, alors elle doit soumettre formellement à la SBTi ses objectifs pour validation officielle.
Mais une entreprise souhaitant simplement se fixer des objectifs de décarbonation (sans validation officielle de la SBTi) peut tout à fait se baser sur le référentiel SBTi.
Ce qui change avec la V2.0
À partir du premier trimestre 2027, un second chemin s'ouvre : les entreprises pourront soumettre leurs objectifs sous le nouveau Corporate Net-Zero Standard V2.0, en parallèle de la V1.3.1, jusqu'à ce que la V2.0 devienne le seul référentiel accepté, le 31 janvier 2028.
Ce nouveau parcours diffère du processus actuel sur plusieurs points :
- La voie simplifiée réservée aux PME est remplacée par une catégorisation formelle en deux niveaux, Catégorie A et Catégorie B, basée sur le chiffre d'affaires, la géographie, le niveau d'émissions et l'effectif de l'entreprise.
- Pour les entreprises de catégorie A, la validation des objectifs ne marque plus la fin du parcours : la V2.0 introduit une évaluation de fin de cycle, réalisée tous les 5 ans, ainsi qu'une obligation d'assurance limitée sur les inventaires d'émissions et les indicateurs utilisés pour fixer les objectifs.
- La communication publique de l'engagement s'accompagne désormais, pour les entreprises de catégorie A, de la publication d'un plan de transition documentant la trajectoire de décarbonation retenue.
En pratique, si vous envisagez de vous engager ou de renouveler vos objectifs dans les prochains mois, deux options s'offrent à vous : avancer dès maintenant sous la V1.3.1, en bénéficiant du cadre le plus éprouvé à ce jour, ou anticiper directement les exigences de la V2.0 pour éviter d'avoir à adapter votre trajectoire une seconde fois d'ici 2028.
Conclusion
Se fixer des objectifs de décarbonation est un point de passage obligé de toute stratégie climat d’entreprise.
La SBTi est ainsi une initiative bienvenue, qui offre un référentiel partagé et reconnu à destination des entreprises volontaires désireuses de contribuer de manière sincère et rigoureuse à la décarbonation de nos sociétés.
Elle s’est ainsi imposée au fil des années comme un cadre méthodologique de référence à l’international, comme en témoigne le nombre croissant d’entreprises s’engageant et soumettant de tels objectifs.
De nombreux autres cadres méthodologiques tels que la Net Zero Initiative (NZI) portée par Carbone 4 ou la méthodologie ACT portée par le CDP et l’ADEME se reposent d’ailleurs très largement sur la SBTi pour structurer l’étape de définition d’objectifs de réduction.
FAQ
Qu'est-ce que la SBTi (Science Based Targets initiative) ?
C'est une initiative créée en 2015 par le CDP, le Pacte mondial des Nations Unies, le World Resources Institute (WRI) et le WWF, qui encourage les entreprises à fixer des objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre alignés sur les données scientifiques du climat.
Qu'est-ce qui change avec la V2.0 du Corporate Net-Zero Standard ?
Publiée le 11 juin 2026 et en vigueur depuis le 31 janvier 2027, la V2.0 sépare les objectifs scope 1 et scope 2, remplace le seuil fixe de 67 % du scope 3 par un seuil de significativité à 5 % par catégorie, et introduit une catégorisation des entreprises (A et B) avec des obligations de gouvernance, de plan de transition et d'assurance pour les plus grandes.
Jusqu'à quand peut-on encore utiliser la V1.3.1 ?
Les entreprises peuvent soumettre ou renouveler leurs objectifs sous le Corporate Net-Zero Standard V1.3.1 jusqu'au 31 janvier 2028. Après cette date, la V2.0 devient obligatoire pour toute nouvelle soumission.
S'engager auprès de la SBTi est-il obligatoire ?
Non, c'est un cadre volontaire. Il n'y a pas de sanction financière en cas de non-atteinte des objectifs fixés, mais un risque réputationnel réel, d'autant plus avec les exigences de transparence renforcées de la V2.0.
Toutes les entreprises sont-elles concernées par les mêmes obligations sous la V2.0 ?
Non. La V2.0 distingue les entreprises de catégorie A (grandes entreprises), soumises à l'ensemble des nouvelles exigences (assurance, plan de transition, gouvernance), et celles de catégorie B, qui continuent de fixer des objectifs alignés sur la science mais avec des obligations proportionnées à leur taille.
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V2.0 du Net-Zero Standard
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